Marie Laurencin - Les danseuses

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Les Fêtes de la Danse 34 × 43 cm

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Marie Laurencin (1883–1956)
Biographie

Origines et formation

Née à Paris en 1883, Marie Laurencin est l’une des figures majeures de l’art moderne français. Formée au dessin et à la porcelaine, elle s’oriente rapidement vers la peinture et fréquente l’Académie Humbert, où elle rencontre Georges Braque.

Cercle artistique et reconnaissance

Proche du groupe de Montmartre et du Bateau-Lavoir, Laurencin s’intègre au cercle des avant-gardes parisiennes. Elle se lie à Guillaume Apollinaire, dont elle fut la compagne, et fréquente Picasso, Derain, Rousseau ou encore les Delaunay. Son style, marqué par une douceur chromatique et une grâce féminine singulière, se distingue des tendances cubistes du moment. Très tôt, elle affirme une identité picturale à part, mêlant modernité et poésie.

Style et thématiques

Son art se caractérise par des figures féminines élancées, souvent mises en scène dans un univers rêveur, peuplé de jeunes filles, de danseuses et de musiciens. Les teintes pastel, dominées par des roses, gris bleutés et verts tendres, confèrent à ses compositions une atmosphère à la fois délicate et mélancolique. Son œuvre explore ainsi un territoire à mi-chemin entre figuration et abstraction poétique.

Reconnaissance institutionnelle

En 1937, au sommet de sa carrière, Marie Laurencin est faite Chevalier de la Légion d’Honneur. L’État français lui commande alors une lithographie pour le Cabinet des Estampes du Louvre : “Les Fêtes de la danse”. Cette consécration marque son entrée définitive dans le patrimoine national.


Analyse de l’estampe
Les Fêtes de la danse (1937)

Support et tirage

Lithographie originale en couleurs, signée dans la pierre, épreuve ancienne éditée par la Chalcographie du Louvre vers 1960, imprimée sur grand vélin d’Arches filigrané et portant le timbre sec officiel. Dimensions : 34 × 43 cm (hors marges), 50 × 65 cm (avec marges). Référencée dans le catalogue raisonné Marchesseau sous le numéro 187.

Composition et style

L’œuvre met en scène un groupe de jeunes femmes dans une chorégraphie stylisée. Les corps graciles se déploient en arabesques, les bras s’élançant avec une légèreté aérienne. La composition, à la fois ordonnée et fluide, traduit une vision idéalisée de la danse : une célébration de la grâce féminine plus qu’une observation réaliste du mouvement.

Le dessin, léger et nerveux, inscrit les figures dans un espace tramé de hachures colorées, qui suggèrent un décor sans l’imposer. Les teintes pastel – dominées par les roses, bleus et verts adoucis – confèrent à la scène une atmosphère de rêverie, presque musicale.

Lecture critique

“Les Fêtes de la danse” illustre parfaitement l’univers de Laurencin : une peinture de l’intime, féminine et poétique, où la ligne et la couleur se conjuguent pour créer un monde suspendu. La danse devient ici métaphore de l’harmonie, de la douceur et de la grâce, valeurs qui traversent toute l’œuvre de l’artiste.

Par cette estampe, Laurencin s’inscrit à la fois dans la modernité des avant-gardes et dans une tradition décorative française héritée de Watteau et des fêtes galantes, qu’elle réinvente avec un langage du XXᵉ siècle.